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Musique classique et opéra par Classissima

Franz Schubert

mercredi 18 janvier 2017


Les blogs Qobuz

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Récital Ludovic Tézier au Palais Garnier

Les blogs Qobuz Pour les Allemands aussi il y a une différence, mais d’instinct ou par environnement, d’emblée ils apprennent à la surmonter. Dans toute autre culture, il est presque impossible qu’un chanteur soit au même degré à l’aise, s’exprime aussi pleinement, dans le lied et dans l’opéra. Le problème du Français est un peu différent : la plénitude sonore absolue qui ne lui est évidemment pas demandée dans la mélodie n’est que rarement sollicitée en opéra. Ludovic Tézier serait-il à cet égard le plus italien des chanteurs français ? Le fait est que donner sa plénitude de timbre, de couleur et de vibration, sa pleine ampleur d’étoffe lui est pente naturelle, et bénie. En grand artisan, toujours, qui ne laisse voir le matériau que poli, verni, ambré, aussi lisse qu’il est possible (préoccupation où perce quelque chose comme un soin, lui, typiquement français). Et en artiste aussi, ce récital le démontre assez, qui l’oblige de toute façon, sans le support orchestral et dans des textes n’ayant pas à être projetés de manière sommaire et large, à raffiner par rapport à ses moyens naturels qui, s’il les laissait aller, iraient droit devant, comme un fleuve. On s’est trouvé au bord d’entendre cela, dans Ständchen de Schubert : et Thomas Mann aurait pu à ce moment exact observer, non sans une pointe de mélancolie ironique et amusée, combien la Nature, quand elle veut et ose la beauté qui lui est propre (ici soutenue par la mélodie, qui est un naturel de plus) l’emporte sur l’Art, qui impose à l’artiste des gênes si exquises. La chose certaine est que si dans sa moitié allemande de récital on a pu prendre Tézier pour un Italien aux voyelles franches et sonores qui met grand soin à ses consonnes, la partie française l’a montré somptueusement, royalement français. On ne se souvient pas d’avoir entendu d’un chanteur français pareilles diphtongues, des on, an, in, un donnés avec de telles richesse et vérité de sonorité, avec même une volupté dans l’authenticité du timbre qui fut en France la marque du seul Thill, d’un Thill qui l’a trop peu souvent fait valoir en mélodie ou lied. Dans Fauré, dans Duparc, Tézier nous a fait entendre un français chanté, où le soin jaloux de la voyelle, la souplesse de la consonne, et aussi le soin du mot (sans affectation pourtant) enrichissaient d’une splendeur d’art ce qui est déjà splendeur de nature. Ayant dit cela, on peut se permettre de chipoter. Quand il sera entièrement affranchi de sa partition, ses Schubert (déjà sûrement sus par cœur) lui viendront pleinement du dedans ; les yeux fermés leurs phrases se permettront un autre rubato, un léger frémissement sur place dans Meeresstille, déjà souverainement archet à la corde. Il fera moins attention à soigner ses consonnes et la liberté de la phrase n’en apparaîtra que mieux. Mais la splendide longueur de souffle dans In der Fremde, l’engagement diversifié d’Erlkönig et surtout le pur décollage, plein ciel, de Ständchen laissent en nous trace émerveillée. Côté français. Enfin justice est rendue aux très beaux Don Quichotte de Jacques Ibert, écrits pour le film de Pabst avec Chaliapine, très injustement rejetés dans l’ombre par le triptyque signé Ravel. Au moins la Chanson de la mort de Don Quichotte y touche à d’autres altitudes. Sans chercher en rien à faire le Chaliapine, Tézier en a accepté et habité les tessitures extrêmes avec un culot vocal et une réussite également admirables. Exemplaires Baudelaire de Duparc : deux joyaux. Incomparable (osons le mot) réussite dans Les Berceaux, d’une longueur de ligne et d’un extrémisme de tessiture également périlleux, où c’est en plasticien très sûr de ses moyens que Tézier a osé, et tenu. On comprenait du coup qu’il n’ait pas choisi de conclure avec L’Horizon chimérique, qui s’y prête si bien. C’est qu’il est loin de son propre accomplissement artiste possible dans cette laconique et prodigieuse séquence. Déjà exceptionnel (de sonorité, d’élan, de sentiment), il n’y sera accompli que quand il s’y abandonnera corps et biens au rythme du flot, que le piano (l’excellente Thuy Anh Vuong) donne d’emblée, et maintient de bout en bout. Oubliant nuances et ralentissements. Les yeux fermés. « Ivre d’air et de sel/ Et bercé par l’écume… » Et ce sera miraculeux, comme parfaits sont déjà ses Berceaux. L’Ile inconnue n’ajoutait à ce merveilleux ensemble de départ et de mer que la fantaisie, propre à Berlioz, où on n’espérait pas qu’un baryton soutenu du seul piano puisse entrer avec tant de valeur ajoutée ! Secret de Fauré, Zueignung de Strauss et Romance à l’Etoile (d’ampleur d’étoffe simplement splendide) en bis. Et triomphe. Palais Garnier, 15 janvier 2017

Resmusica.com

12 janvier

Colossal et subtil Quatuor Pavel Haas au Théâtre des Abbesses

Paris. Théâtre des Abbesses. 7-I-2017. Arvo Pärt (né en 1935) : Fratres, version pour quatuor à cordes ; Béla Bartók (1881-1945) : quatuor à cordes n°5, Sz. 102 ; Franz Schubert (1797-1828) : quatuor à cordes n°15 en sol majeur D.887 op.161. Quatuor Pavel Haas : Veronika Jarůšková, premier violon ; Marek Zwiebel, second violon ; Radim Sedmidubský, alto ; Peter Jarůšek, violoncelle.






Classiquenews.com - Articles

4 janvier

Fauteuils d’orchestre 2 : le violoniste Renaud Capuçon

France 3. Renaud Capuçon, Fauteuils d’orchestre, le 6 janvier 2017, 20h55. France 3 joue la carte culture et musique en prime, grâce à sa case « Spectacles ». Après avoir consacrer les mérites du baryton Ruggero Raimondi, le Don Giovanni de Losey, voici le violoniste français Renaud Capuçon, ses amis, son frère (Gauthier, violoncelliste) et bien d’autres invités. Le classique s’invite dans votre salon, en grand format pour présenter « le parcours d’une vie », même si le violloniste ainsi fêté est loin d’avoir fini sa carrière. Animatrice vulgarisatrice et mélomane enjouée, Anne Sinclair s’intéresse au parcours artistique du violoniste Renaud Capuçon évoquant son travail, ses amis et son soutien à la nouvelle génération. Il n’a que 40 ans, dont 36 déjà passés avec un violon entre les mains… Place aux jeunes tempéraments prometteurs déjà impressionnants : Daniel Lozakovitj, jeune violoniste virtuose de 15 ans, ou Kit Armstrong pianiste d’à peine 20 ans, qui compose, interprète, dirige… En guest star de prestige – parce que très rare sur un plateau télé : la pianiste argentine Martha Argerich. Les œuvres nécessitant un orchestre sont réalisées par l’Orchestre National de France (Domingo Hindoyan, direciton). Au programme : Bach, Mozart, Beethoven, Schubert, Brahms, Mendelssohn… On regrette là encore l’absence des compositeurs français sur un chaîne de service publique. Présents aussi, Michel Cymes ami de longue date à qui Renaud a conseillé de faire du saxophone ou encore Pierre Barthel, son luthier qui explique les secrets de son travail et les spécificités de l’instrument de Renaud Capuçon. La devise de Renaud Capuçon pourrait être « vivre pour et par la musique ». FAUTEUILS D’ORCHESTRE Invité, Renaud Capuçon, le parcours d’une vie Durée : 146mn – Vendredi 6 janvier 2017, 20h55 sur France 3 Avec l’Orchestre National de France dirigé par Domingo Hindoyan Les invités de Renaud Capuçon et Anne Sinclair : Martha Argerich, Ermonela Jaho, Kit Armstrong, Michel Cymes, Delphine De Vigan, Alexandre Duhamel , Edgar Moreau, Daniel Lozakovitj , Adrien La Marca , Guillaume Chilemme, Nicolas Angelich, Jean-François Borras, Alexandra Conunova, Pierre Barthel, Vassilena Serafimova, Thomas Enhco.

Carnets sur sol

29 décembre

Les quatuors d'orchestre

Attention : L'expression « quatuor d'orchestre » peut aussi désigner l'ensemble des cordes d'un orchestre. Ce n'est pas dans ce sens-là qu'elle est employée dans cette notule. La plupart des quatuors qu'on entend en salle sont des quatuors constitués / quatuors permanents, c'est-à-dire quatre musiciens permanents qui vont de ville en ville jouer les œuvres qu'ils ont préparées. Il existe également des quatuors de solistes, où des grands noms habitués aux concertos (actuellement, le quatuor Arcanto : Antje Weithaas, Daniel Sepec, Tabea Zimmermann et Jean-Guihen Queyras, soit peu ou prou les trois meilleurs représentants mondiaux de leur instrument…) se retrouvent ponctuellement pour faire de la musique de chambre. Le résultat est variable selon leur affinité avec l'exercice et la régularité de leurs rencontres (en l'occurrence, les Arcanto se réunissent souvent et sont vraiment remarquables) ; souvent – malgré la qualité extrême de leur précision – la vision d'ensemble et la construction générale, faute de temps, ne valent pas les quatuors constitués, même ceux dotés de moyens techniques sensiblement plus modestes. Mais on entend aussi quelquefois des quatuors d'orchestre dont le nom évoque plus ou moins directement les grandes phalanges, et constitués de membres des pupitres de cordes. L'essentiel de leur carrière individuelle se déroule au sein de l'orchestre éponyme, et leurs habitudes de travail sont extrêmement différentes. → Dans les orchestres de niveau international (et même les grands orchestres locaux), les instrumentistes doivent avant tout être de grands lecteurs et très réactifs. Toutes les semaines, des traits d'orchestre nouveaux à maîtriser, dans des styles très différents, dans des programmes imposés et parfois très physiques. Une semaine le Mandarin Merveilleux, la suivante le Sacre du Printemps, la troisième une symphonie de Mahler, et puis hop, il faut retrouver de vieilles habitudes pour un programme Mozart, avec en première partie une petite création contemporaine livrée au dernier moment sur laquelle s'arracher les yeux… Et à chaque fois, s'adapter au chef – ce qui peut être difficile s'il est peu expérimenté ou excentrique, surtout lorsqu'on n'a que deux services pour préparer un programme : il faut le regarder pendant le concert ! Ou bien faire attention au soliste, surtout si c'est un chanteur, souvent en délicatesse (ou en mépris délibérément affiché) pour le rythme. → Dans un quatuor constitué au contraire, on a des semaines pour préparer un ou deux programmes (donc six œuvres, disons), les fouiller au plus profond. Et on les rejoue souvent, devant des publics différents de lieux divers. C'est une philosophie complètement différente (pour la vie des musiciens aussi, toujours en déplacement et avec les trois mêmes compères/commères), qui laisse musicalement le temps d'explorer et de mûrir les pièces fondamentales du répertoire. Il existe des maisons chez qui le quatuor d'orchestre est institutionnalisé (Wiener Konzerthaus Streichquartett pour le Philharmonique de Vienne, Philharmonia Quartett et Athenäum-Quartett pour le Philharmonique de Berlin…). Sans être aussi abouties, la plupart du temps, que celles des meilleurs quatuors permanents, leurs interprétations sont réellement fouillées et leur cohésion irréprochable – il valent tout à fait de bons quatuors constitués de niveau standard. Chez les autres, et particulièrement chez celles où les concerts se font toutes les deux saisons, même pas nécessairement avec les mêmes musiciens, il ne faut pas attendre la même qualité de finition – ni même, étrangement, un enthousiasme comparable chez les interprètes. Gaudenzio FERRARI, Quatuor d'orchestre céleste ad hoc pour célébration mariale Fresque du Santuario della Madonna dei Miracoli à Saronno (1534-1536) Tirées de la prochaine notule sur le programme de janvier (et, donc, le bilan de décembre), quelques impressions sur le Quatuor de l'Orchestre de Paris (mais récurrente avec les autres orchestres de la capitale, comme mentionné) à l'occasion de d'un programme donné dans la salle de répétition de la Philharmonie : ♠ Musique de chambre de Schumann (Märchenerzählungen, Quatuor n°3) et Kurtág (Trio d'hommage à R. Sch. et Microludes pour quatuor) par des musiciens de l'Ensemble Intercontemporain et de l'Orchestre de Paris. ♠ Programme jubilatoire, mais un brin déçu par l'exécution, pour des raisons que j'aimerais détailler à l'occasion : je ne suis pas persuadé qu'il soit raisonnable d'aller voir des quatuors d'orchestre, même lorsqu'ils jouent des œuvres rares. À chaque fois (Opéra de Paris dans Magnard, National de France dans Saint-Saëns, Orchestre de Paris dans Schumann et Kurtág), l'impression d'un manque de cohésion, voire d'implication. On le perçoit très bien dans la comparaison entre le violon solo de l'Intercontemporain, d'une netteté incroyable (premier violon dans les Microludes, second dans le Schumann où on ne l'a jamais aussi bien entendu !), tandis que les musiciens de l'Orchestre de Paris étaient (et c'est logique, vu leur pratique d'orchestre), beaucoup moins dans l'exactitude de l'attaque, plus dans une sorte de flux général… Ni architecture, ni précision (même la justesse quelquefois…) – au sein d'un pupitre à vingt musiciens, ce n'est pas gênant, tout cela s'équilibre (d'où le fait que des chœurs amateurs puissent très bien sonner avec des participants au niveau individuel moyen), mais lorsqu'il faut seul tenir le discours, il y a là quelque chose de vaporeux, d'indécis, d'un peu frustant en définitive. ♠ Ils ont clairement bénéficié de peu de répétitions, et en tout cas rien de comparable avec un ensemble constitué qui répète tous les jours la demi-douzaine de mêmes œuvres pendant des semaines ! (Quant au niveau requis pour intégrer l'Interco, c'est tout de bon un autre monde.) Bien que je les croie parfaitement de bonne volonté (je doute qu'on fasse ces concerts supplémentaires par obligation), il n'y a pas vraiment d'intérêt à écouter des quatuors par des ensembles éphémères, dès lors qu'on a le choix de l'offre – et les Microludes comme le Troisième de Schumann sont programmés assez fréquemment. Pour l'Opéra de Paris dans Magnard, j'étais vraiment mécontent : œuvre déjà très formelle et peu engageante, et l'ennui de jouer semblait transpirer… vraiment un mauvais service à rendre à Magnard, autant jouer un Schubert qui n'aurait pas nui à la réputation du compositeur (certes peut-être davantage à la leur, joué comme cela…). Pour l'ONF dans Saint-Saëns, c'était objectivement très bien, il manquait l'étincelle ou je n'étais pas réceptif ce jour-là – car dans d'autres programmes de chambre (Ravel, Szymanowski, Berg…), je les avais trouvés fulgurants. En revanche, d'excellents souvenir du Quatuor de l'Orchestre National Bordeaux Aquitaine (avec selon les jours Vladimir Nemtanu ou Stéphane Rougier, Tasso Adamopoulos, Étienne Péclard), pas du niveau invraisemblable des grands quatuors ni des jeunots du CNSM, mais avec une gourmandise très entraînante… Alors que cet orchestre joue souvent à l'économie, les chefs de pupitre sont toujours très investis en musique de chambre. Mais là aussi, leurs réunions (du moins publiques !) étaient rares, une fois par saison maximum, et je ne suis même plus sûr qu'il soit toujours en activité – de toute façon, dans l'orchestre, il ne reste plus que Stéphane Rougier. (Témoignages appréciés sur les pratiques d'autres maisons.) * * * Quoi qu'il en soit, cette réalité, évidente quand on y songe, mérite d'être soulignée : les noms prestigieux de ces formations inspirent la confiance, mais le résultat est en réalité souvent assez inférieur à n'importe quel quatuor permanent. À réserver à ce qui n'est pas donné ailleurs… et encore, avec toutes les réserves nécessaires si jamais l'œuvre vous paraît terne. L'occasion de rappeler que beaucoup de jeunes quatuors, mieux formés que jamais, exercent tous les jours dans des concours gratuits ouverts au public, dans leurs conservatoires d'origine ou dans de petites salles pour des sommes très modiques. Profitez-en ! (Je pourrais peut-être saisir l'occasion pour proposer une petite liste de quatuors en activité à aller voir…)

Franz Schubert
(1797 – 1828)

Franz Schubert est un compositeur autrichien (31 janvier 1797 - 19 novembre 1828). Bien que mort à 31 ans, Schubert est l'un des grands compositeurs du xixe siècle et le maître incontesté du lied.



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